Parisian or not ?

Avec la sortie récente du livre  » How to be parisian wherever you are ? » de Caroline de Maigret, Anne Berest, Audrey Diwan et Sophie Mas, j’avais envie d’écrire un article sur la parisienne, son histoire, son style et les emblématiques parisiennes !

La parisienne est une femme sexy, provocante mais elle n’est jamais dans le « too much ». Elle sait mélanger la simplicité et la sophistication. Elle ne suit jamais les tendances mais elle sait les manipuler. Elle s’habille simplement mais la mode c’est son dada !

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 Le mythe de la parisienne apparaît pour la première fois à la fin du XVIIIème début XIXème avec la fin de la Révolution Française. La première grande parisienne fut Joséphine de Beauharnais qui représente parfaitement le style des « Merveilleuses » et des « Incroyables ». Elle représente la légèreté, l’élégance et l’envie de liberté avec la terreur de la Révolution.

Les femmes se libèrent pour la première fois du corset et portent de simples robes en mousseline transparente qui laissent transparaître leurs formes.

Joséphine de Beauharnais

A la fin du XIXème, le mythe de la parisienne appartient aux demi-mondaines, ces femmes qui se font entretenir par de riches hommes. Les grandes « horizontales » les plus connues sont Valtesse de la Bigne, Liane de Pougy, La Castiglione ou encore Emilienne d’Alençon. Elles ont beaucoup inspiré les artistes tels que Emile Zola dans « Nana », Alexandre Dumas Fils dans « la Dame aux camélias » ou encore Manet. Ces femmes représentaient la vie de plaisir, l’oisiveté mais elles avaient de magnifiques toilettes, de belles parures de bijoux, elles étaient les « Reines de Paris ».

J’ai découvert leur existence grâce à Louise Ebel qui tient le blog Miss Pandora. Louise a écrit beaucoup d’articles à propos de ces femmes, ce qui m’a permis de m’informer à ce sujet.

Liane de Pougy

Emilienne d’Alençon

Vient ensuite une nouvelle petite parisienne qui débarque après la Grande Guerre, en 1921, Kiki de Montparnasse. Elle fut d’abord la muse et amante de Man Ray mais elle fut également connue comme actrice, chanteuse et danseuse de cabaret. Elle représente le Paris décadent et libéré des années folles, rêvant d’oublier les horreurs de la guerre. On la reconnaît facilement avec ses cheveux noirs jay et sa coupe à la garçonne. Elle fut surnommée « la Reine de Montparnasse »

Kiki de Montparnasse

Après l’atrocité de la deuxième guerre mondiale et le débarquement de la culture américaine en France, c’est l’émergence du quartier Saint Germain des Près. Les jeunes vont dans les caves pour écouter de la musique américaine et danser, on croise attabler au Café de Flore ou aux Deux Magots, l’un des couples littéraires les plus emblématiques, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Simone de Beauvoir représente à la fois l’élégance, l’intelligence et la femme émancipée (elle n’a jamais été mariée à Sartre) étant donné qu’elle a écrit « Le deuxième Sexe ». Elle a une allure folle avec ses cheveux enturbannés !

Le célèbre café de Flore par Doisneau

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre

Dans les années 60, la jeunesse se révolte, nous voilà en mai 68 ! De nouvelles égéries parisiennes apparaissent, elles sont jeunes, elles ont 20 ans, elles sont fraîches, belles et révolutionnent de part leur style.

Tout d’abord, une jeune anglaise fait son apparition, elle a les cheveux longs chataîns, un simple t-shirt shirt blanc, un jean et un petit panier en osier dans la main mais elle a un chic fou ! Cette jeune personne sort à ce moment là avec un homme de 20 ans son aîné, il est son pygmalion, il s’appelle Serge Gainsbourg et elle se prénomme Jane Birkin !

Jane Birkin

Une autre jeune femme est chanteuse, elle plaît aux plus grands tels que Mick Jagger ou en encore Bob Dylan mais elle passera sa vie avec un français s’appellant Jacques Dutronc. Elegante, elle porte à merveille les robes Paco Rabanne ou encore le trench avec une casquette marin. Cette jeune femme est Françoise Hardy.

Françoise Hardy

Enfin la dernière jeune femme représentant la décennie 60-70 est Catherine Deneuve avec son petit air bourgeois, sa robe à col claudine Yves Saint Laurent et ses beaux cheveux blonds.

Catherine Deneuve

Je ne pouvais pas écrire un article sur le mythe de la parisienne sans parler de la grande Inès de la Fressange. Sa simplicité dans le vêtement mais une grâce magique dans sa démarche élancée avec ses chaussures Roger Vivier aux pieds. Preuve qu’elle est la représentation parfaite de la parisienne, elle a écrit en 2010 un livre intitulé « La Parisienne ».

Inès de la Fressange

Enfin depuis quelques années est apparue une nouvelle « égérie » du mythe de la parisienne, Caroline de Maigret. Ancienne mannequin, elle a su imposer son style  » je m’en fous » qui donne l’impression qu’elle ne s’est pas coiffée avant de sortir et qu’elle a piochée des vêtements au hasard dans sa garde robe mais elle a un charme de dingue !

Caroline de Maigret

Certains diront que le mythe de la parisienne a disparu du fait de la multitude de styles qui existent aujourd’hui a Paris. Certains disent que l’on ne rencontre plus de femmes comme cela dans la rue aujourd’hui mais pourtant si. Pour m’être promenée beaucoup au fil des rues dans Paris, j’en ai beaucoup croisées. La parisienne n’est pas forcément française, elle a une attitude, un style, une démarche, une façon de parler, … propre à elle. On connaît quelques femmes non françaises qui ont été « parisiennes » comme Audrey Hepburn, Loulou de la Falaise ou encore Natalia Vodianova. Dans les marques de prêt-à-porter, la parisienne est aujourd’hui incarnée par Saint Laurent, Isabel Marant, Céline ou encore le jeune Jacquemus.

A écouter:

Edit:

Article publié sur ELLE: Interview de Betty Catroux, muse et amie de Yves Saint Laurent sur Loulou de la Falaise:

http://www.elle.fr/Mode/Dossiers-mode/Loulou-de-la-Falaise-racontee-par-Betty-Catroux-2854418

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2 réflexions sur “Parisian or not ?

    • Merci beaucoup pour ton commentaire. Je pense que j’aurai encore quelques petites choses à changer je pense mais je le ferai au fil du temps. J’aimerais évoluer vers quelque chose qui me corresponde vraiment, vintage, un peu cosy comme un boudoir au XVIIIème siècle.

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